Sur les bases connues de l’étude de l’organisme humain, la biomécanique s’efforce de créer un homme qui étudie les mécanismes de sa propre constitution, capable idéalement de la développer et de la dominer. L’homme contemporain qui vit dans les rouages complexes de la mécanisation ne peut pas manquer de mécaniser les rouages de son propre corps. Les principes de la biomécanique fixent l’accomplissement décomposé avec précision, de chaque mouvement (…), la détermination des points où commence et où finit le geste, la pause après chaque mouvement accompli, la géométrisation des déplacements. L’acteur contemporain doit apparaître sur scène comme un véritable moteur.
Article tiré du livre de Christine Hamon sur “Le constructivisme au théâtre”